LES RITUELS (SUITE) DES LOGO- FARADJE

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Bonjour, merci de visiter encore une fois de plus cette page. Nous sommes heureux de cette générosité que vous manifestez à notre égards. Ce site est personnel et comme nous l'avons déjà souligné à la page d'accueil, cet un espace libre, de loisirs, de réflexion mais aussi de sciences.Dans un monde de plus en plus interconnecté et mondialisé, il est important de s'y conformer pour en tirer le bénéfice.L'Afrique a fait de progrès  considérables en matière de l'infomatique et de télécommunication, mais tous ces efforts sont restés insuffisants par rapport à l'étendue et à la population du continent. Les africains doivent donc continuer à travailler dur pour afin léguer à la génération future un monde plein d'espoir.

a)   Moyens de communication

 

Les traditionnels moyens de communication de  la communauté se présentent comme suite :

  1. Il y a ce qu’on appelle en dialecte le « Tsira » ou le « Wara » c'est-à-dire une sorte de cri informatif utilisé soit pour appeler au secours quand on se trouve en danger ; soit pour appeler les frères quand on a abattu un grand animal sauvage ou soit pour stimuler les cultivateurs pendant un travail collectif. Chacun connaît repérer le cri de son frère car chacun aussi avait son cri propre à lui.
  2. Il y a les « Kigila », ce sont des cornes des animaux aménagées (fabriquées) à l’instar de trompette, utilisés pour faire rassembler les gens pour la chasse ;
  3. Les « Goka » ou « Kanga » sorte des calebasses longues, vidées et utilisées aussi à l’instar des trompettes pour le rassemblement familial ;
  4. « Gudugudu » est le tam-tam (tronc d’arme creux) : un instrument informatif à grande portée, utilisé souvent par les chefs des localités pour des grands rassemblements ;
  5. En fin nous avons aussi le tambour qui informe souvent qu’il y a la fête.

 

N.B. Pour les moyens de communication, moi – même j’en ai vécu car ils subsistent jusqu’à nos jours et que j’ai été régulier dans mon village de 1997 à 2003.

 

b) les dans et musiques

 

Les formes de danses propres à la communauté sont les suivantes :

1. Les Abvo samba : initialement c’était prévue pour le deuil car cela signifie «  la danse de la mort » ; on se range en fil indien et on dans en formant un cercle suivant le rythme. Mais cette danse est même utilisée aujourd’hui dans des dots ou en général aux lieux de jouissance, elle est substituée au deuil par des prédications ;

2. Bhèlènde : quand il y a rencontre au lieu des boissons traditionnelles, et pour exprimer sa joie, on peut rythmer la danse avec n’importe quel instrument trouvé sur place (mortier, bidon) et même à frappant les mains et en chantant ;

3. Lari : danse organisée pour toutes les grandes fêtes et souvent ce sont les tam-tams qui sont utilisé, exemple la dot ;

 

4. Gyagya : danse à grande partie des  mamans portant aux jambes des anneaux métalliques qui résonnent ; et la dans est pratiqué en sautillant sur les pattes.

 

En ce qui concerne les musiques, elles font allusion aux instruments musicaux qui sont :

  1. Le « Kudhi » : c’est ce qu’on appelle en français la lyre ; comme caisse de résonance ou a souvent utilisé les carapaces des grandes tortues ;
  2. le « Kembe » ou « Likembe » ;
  3. Le « Kanga » (voir instruments de communication) ; le Kanga ou Goka est aussi utilisé en groupe, chacun des membres formant ce groupe a son ton unique à jouer ;
  4. les tambours, et les tambourins.

 

e) le mariage

 

Le mariage est une affaire qui concerne toute la famille. Dans la tradition, les anciens pratiquaient ce qu’on appelle « MAZIMAZI », c'est-à-dire le choix de future épouse opérée par les parents de l’époux ou les membres de la familles de ce dernier. Ce chois peut intervenir directement à la naissance de la fille bébé. Et après ce choix, les relations commencent automatiquement surtout sur le plan échange des dons mutuel et ceci jusqu’à l’age de mariage de deux futurs  conjoints (environ 15 ans pour la fille), viendra ensuite la dot qui s’élevait à : deux chèvres et quelques manoques de tabac (petites bottes) ([1])

 

Mais aujourd’hui la procédure est celle- ci, malgré des petites nuances selon les familiales et les intentions personnelles des parents de la fille :

-   après consentement des deux futurs conjoints pour le mariage, l’époux doit s’arranger avec sa famille pour pouvoir se présenter à la belle famille. On doit y ramener ce qui suit :

  1. « Kori ledema » : c’est une sorte de bénédiction ou la libération des semences des parents de la fille csar on suppose que comme un membre de famille va quitter la famille, toutes les semences des parents de la fille sont d’office maudite ou bloquées par les ancêtres. Et la valeur est de : ………chèvres ;
  2. le « Bhati » : c’est aussi une sorte de déblocage de la maison ou la porte de la maison ou la porte de la maison cette fois-ci des parents de la fille du fait que la maison libère un membre de famille. Valeur : 1à 2 chèvres selon les groupes.

Beaucoup des familles profitent avancer sur la valeur dotale pendant la présentation et il y a directement le retrait de la  facture dotale. C’est aussi cette phase qui est appelé communément « pré dot ».

 

La facture ainsi retirée, la famille large doit alors être exclusivement concernée ; il y a la répartition comme suite :

-   la famille de l’époux, prend la moitié ;

-   les oncles maternels de l’époux prennent le ¼ ;

-   les oncles paternels également le ¼.

 

Il y a aussi pour l’organisation de la fête (la dot) une grande partie est à charge de la belle famille mais la  famille de l’époux doit aussi amener quelque chèvres (souvent 5).

 

Une fois la date de la fête fixée dans l’attente entre les deux familles, la famille de la future épouse doit aussi sérieusement et soigneusement préparer la fête car elle a la lourde tache d’accueillir, de nourrir et de soigner toute une famille élargie qui doit lui arriver.

Contrairement à ce que je remarque dans certaines communautés de la Ville de Kisangani où on attend soutirer sur ce que la  famille de l’époux apporte pour servir les visiteurs, donc partage le peu que l’époux apporte.

 

Donc dans ma communauté, toutes les deux familles sont engagées, raison pour la quelle la fête est souvent grande et peut aller sur deux même trois jours.

 

Concernant la valeur dotale, elle n’est pas trop absolue ou elle est quelque peu relative compte tenu  des beaucoup des facteurs notamment l’évolution, le coût de l’éducation de la fille etc. Mais ce qu’on tient vraiment est ce qui suit :

 

-   nombre des chèvres : plus ou moins 25 chèvres ;

-   complets habillements pour les parents de la fille

-   houes : à nombre variable 10à 15 ;

-   flèches : variables aussi ;

-   boissons : obligatoire.

 

Chaque famille peut ajouter ou réduire comme bon lui semble.

 

-   5 chèvres pour manger à la fête ;

-   Sac de fufu (pour la famille)

-   Les accessoires de cuisine, savon,…

 

N .B. Ces éléments sont pris pendants les quelques cas que j’ai vécu moi – même.

 

V. TRANSMISSION DU SAVOIR

 

  1. INITIATION

 

 L’initiation est généralement portée sur la pratique de 3 finalités majeures qui sont : l’agriculture (l’élevage), la chasse et la pèche. Ca c’est surtout pour les jeunes garçons. Les garçons sont initiés à bien cultiver la terre, à chasser et  à fabriquer les outils de chasse et pèche : forge traditionnelle, fabrication des arcs, flèches, pièges divers etc. Ils sont initiés pratiquement par les vieux.

  1. CROYANCE ET RELIGION (animisme)

 

Avant l’arrivée du christianisme, nos ancêtres croyaient à une puissance sur naturelle ; et cette puissance était incarnée en un homme très influent (par exemple le chef de famille) qui doit chaque fois seul  collaborer avec ces forces pour la grande faveur de toute la communauté. Les croyances étaient variables selon les groupes linguistiques ou même les associations familiales. Par exemple, selon l’histoire que m’a rencontré mon père, dans notre association familiale « Kuli – konzi », il y avait un gros serpent court, au sommet d’une colline appelée « Deme », au versant ouest de laquelle est implantée la caféière de mon père, quand on a besoin  des bénédictions, des victoires sur les ennemis etc., le chef montait chaque fois sur la colline avec une lance en main et patte de sésame à la pointe. Arrivé là, le serpent ouvre sa gueule et il lui donnait cette pale avec évocation, imprécations et serments. Et selon l’histoire, il y a avait toujours des résultats positifs.

 

Mais maintenant avec le christianisme, tout a disparu ou n’a plus d’effet, ce sont les féticheurs qui tentent de s’en servir.

 

 

  1. LES FUNERAILLES

 

Aujourd’hui le christianisme a absorbé tout et a pris la place des funérailles traditionnelles. La mort d’un membre de famille était plus qu’un spectacle avant le christianisme. Plus de dégâts, de traumatisme, un moment de vengeance s’il y avait des antécédents entre les familles, des destructions voire même des blessures. Au lieu des prières et des consolations, les jeunes, les mamans et surtout les oncles du décédé se livrent en des gymnastiques acrobatiques hors du commun, jettent des grosses pierres sur les toits des maisons et exposent leurs bustes pour être écrasés par la pierre lorsque celle-ci retombe de toit de la maison. L’épouse doit justifier le décès devant sa belle famille en cas de la mort de son mari et vice versa, mais c’est toujours l’épouse qui est beaucoup plus menacée.

En cas de la mort de la sœur mariée, la famille ramène le corps pour être atterré en famille sans une forme de procès et toujours avec violence.

L’homme est atterré la tête vers l’Est et les pieds vers l’Ouest, la femme la tête vers l’Ouest et les pieds vers l’Est. Le fils aîné est atterré accompagné des branches d’une plante sauvage appelée « Kinzo ». Si une femme meurt sans que son mari l’ait dotée, la famille de celui-ci est obligée verser un dédommagement qui peut aller jusqu’à 80 chèvres. Aujourd’hui, à cause du christianisme, toutes ces choses ont disparu à 80%  à l’exception de quelques coins où elles sont encore pratiquées.

 

  1. LES TABOUS

 

a)   Interdits alimentaires

-   les femmes ne mangeaient pas la viande des carnassiers, singes, les chenilles, poissons et poules par peur d’être frapper de stérilité ;

-   le gésier des volailles n’est consommé que par le plus âgé.

b)   Le « Koya », quand vous jurez à ne pas faire quelque chose, et que vous y revenez, vous êtes mortellement frappé par des maladies, maladies qui ne sont curables que par évocation après avoir avoué de la situation.

-   On ne regarde pas le plus âgé en face ;

-   Pas de commentaire à rapport avec  la sexualité ;

-   Ne pas frapper la terre devant une personne quand vous êtes en colère (signe de la tombe ou la mort) ;

-   Ne pas couper la terre à la hache devant une femme (stérilité).

 

Ces quelques tabous sont jusqu’aujourd’hui d’usage dans certaines familles.

 

VI. RITUELS DE SALUTATION

 

a)   Rituel d’accueil

 

-   quand un visiteur intime arrive, on va l’accueillir un peu loin de là où on se trouvait, dès qu’on l’aperçoit, soit en l’embrassant (le plus souvent) ; on le décharge de colis qu’i a quelque soit la grandeur et on l’accompagne jusqu’à la maison. Après avoir déposé le colis à l’intérieur, on lui donne la place pour s’asseoir. Enfin viennent les services comme l’eau pour le  bain, repas etc. Tout cela s’accompagne des conversations de contentement, informations de part et d’autres.

-   Quand c’est un indésirable (cas rare), on peut le saluer mais sans le regarder en face et tout faire sans être trop rapproché de lui.

 

b) Rituel de séparation

 

-   Accompagner le visiteur ou le partant, en portant son bagage, en poussant son vélo… jusqu’à la séparation sur la route et traditionnellement vous le bénissez en prenant une quantité d’eau dans la bouche et en la crachant sur lui et devant lui, en récitant ces mots : « que votre corps et votre voyage soient frais ».

-   Quand on se sépare avec un ennemi ou un indésirable dans le but de ne plus se revoir, on plante un arbre, une espèce appelée « Logo » en signe de séparation définitive, en jurant. Mais actuellement celui – ci n’est guère pratiqué.

 

Les formes de salutation et leurs significations

 

1)   Une femme avec un chef : la femme doit se mettre à genou et serrer ensuite la main du chef. Cela traduit un grand respect des femmes pour les chefs ;

2)   La salutation d’intimité : les femmes entre elles, la femme avec un homme ; les deux individus s’embrassent vivement. Et d’habitude, les mamans entre elles doivent, à leur rencontre s’embrasser

3)   Les jeunes filles entre elles : se serrent les mains (main droite) en les frappant, les faisant résonner trois fois aux éclats, cela traduit la jeunesse ou la salutation d’amusement ;

4)   Il y a la salutation ordinaire,en se serrant les mains souvent pratiquée par les hommes et les jeunes garçons ;

5)   Une autre forme de salutation très pertinente est celle d’un gendre avec sa belle – mère. Quand un gendre voit venir sa belle  - mère, il s’éloigne sans la regarder et disparaît. Autant également entre une jeune femme ou femme mariée et son beau – père. Ceci est le signe d’honneur et le plus haut sommet de toutes les formes de respect. (de la part de mon père qui jusqu’aujourd’hui est au sein de la communauté).

 

VI. LA CONCLUSION

 

Voici succinctement comme je l’avais dit au départ, les quelques éléments par rapport au questionnaire à propos de ma communauté, les « Logo », et pouvant la catégoriser des autres communautés.

 



[1] Propos recueilli auprès de ABIYO c/o assemblée provinciale de la Province Orientale.

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