Nul n’ignore que le Territoire de Faradje vit depuis octobre 2005 et plus encore depuis décembre 2008 dans un contexte sécuritaire précaire causé essentiellement par les rebelles ougandais de la LRA.
Cette situation d’insécurité quasi constat a créé les déplacements massifs de la population qui n’a pas été bien assistée jusqu’à ce jour par le Gouvernement congolais.
Le cas le plus frais est celui de la semaine passée, c’est-à-dire la semaine du 04 au 11 octobre 2009.
En effet, suite aux opérations que mènent les armées congolaises et ougandaises dans le Territoire de Faradje et qui consiste à pourchasser les rebelles de la LRA, la cachette de ces derniers, située au croisement des rivières OBI et LOWA, vient d’être dispersée.
Suite à cette opération les rebelles de la LRA se sont éparpillés sur toute l’étendue Sud-est du Territoire de Faradje créant du coup une insécurité sans précédent et une nouvelle vague de déplacement de la population.
Au moment où nous lisons cette information, la situation des déplacés, qui continuent encore d’affluer, se présente de la manière suivante :
§ Centre d’accueil des déplacés de ABINVA :
5890 personnes
§ Centre d’accueil des déplacés de MAKORO :
3301 personnes
§ Centre d’accueil des déplacés de KAMIRO :
808 personnes
§ Centre d’accueil des déplacés de KANA et NGILI :
406 personnes
§ Centre d’accueil de KITAMBALA :
1883 personnes
Outre les données ci-haut, il faut noter que plusieurs autres déplacés ont trouvé refuge auprès de leurs familles dans différents endroits.
Ces 9318 déplacés et regroupées dans des camps de fortunes par les organisations locales n’ont aucune assistance de la part ni du Gouvernement de la RDC ni des organisations humanitaires.
Ces compatriotes sont plus que jamais exposés en des risques de maladies car ils sont contraints à vivre dans des conditions inhumaines (promiscuité, hygiène défaillante, sous alimentation …).
Il faut souligner dans le même ordre d’idée, la situation des anciens déplacés du Territoire de Faradje qui ont trouvé refuge :
§ dans le Territoire d’Aru notamment à Ingbokolo, Ariwara, et le chef lieu du territoire ;
§ dans le Territoire de Watsa.
§ Et aussi à l’intérieur de Territoire de Faradje dans les agglomérations telles que Kurukwata, Aba, Tadu et le chef lieu du territoire.
Ces anciens déplacés vivent à ce jour dans des conditions précaire car ils ne reçoivent pas d’assistance humanitaire.
Face à cette situation très alarmante, nous, élus du Territoire de Faradje, demandons l’appui de l’auguste Assemblée plénière pour qu’une solution d’urgence soit trouvée en faveur de ces milliers des compatriotes en détresse. Ainsi, formulons les recommandations suivantes :
1) Aux Gouvernements national et provincial :
§ D’apporter d’urgence une assistance humanitaire aux nouveaux déplacés d’Abinva, Makoro, Kamiro, Kana, Ngili et Kitambala ;
§ De sécuriser toute la population du Territoire de Faradje en général et celle du sud-est du Territoire en particulier ;
§ D’apporter l’assistance aux anciens déplacés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Territoire de Faradje.
2) A la communauté internationale :
§ De soutenir le Gouvernement congolais en apportant de l’aide humanitaire à la population sinistrée du Territoire de Faradje.
3) Aux honorables Députés provinciaux :
§ De faire le suivi des situations sécuritaire et humanitaire qui prévalent sur terrain et en faire rapport à qui de droit.
Fait à Kisangani, le 12 octobre 2009.
Les Députés élus du Territoire de Faradje
Honorable DRANDEMA ALADRO Yafete ;
Honorable KWADJE ISSA Sylvestre ;