De façon
générale le constat fait se résume à ces quelques points suivants :
Ø Les tracasseries
policière et administrative ;
Ø Le manque
d’information sur les questions
d’actualité du pays surtout sur le plan politique ;
Ø La recrudescence
de l’exploitation de bois par les sujets tant nationaux qu’étrangers.
En rapport avec
le premier point, il faut souligner plusieurs plaintes sont portées par la
population contre les différents commandants de la police en poste aux
différents sous commissariats entre autres à NGILI, KITAMBALA, AZAY, MAKORO…
Ces responsables
de la police sont accusés de se saisir de tous les dossiers même ceux pour
lesquels ils ne sont pas compétents. En outre, les amendes sont excessives sans
tenir compte du revenu de la population (100.000FC, 200.000FC voire davantage).
Pour ce qui est
de l’accès à l’information et à l’actualité du pays, il se pose un sérieux
problème car les médias sont rares pour ne pas dire inexistants. De même les
partis politiques sont absents. Les
quelques partis politiques dont les structures ont été mises en place à l’époque
ne sont plus opérationnels car les animateurs ont perdu tout contact avec leur
hiérarchie respective. Il faut dire qu’à principe c’est sont les partis
politiques qui pouvaient procéder à la sensibilisation de la population face
aux enjeux de l’heure.
Concernant le
dernier point celui en rapport avec l’exploitation de bois, il faut souligner
premièrement, qu’en croire l’information nous fournie par le commandant de la
police en poste à Aba que la quantité de planches, dont l’évacuation vers le
Soudan a été stoppée par Excellence Monsieur le Vice Gouverneur lorsqu’il avait
effectué la visite dans la cité d’Aba, a été amenée frauduleusement au Soudan
en complicité avec certains services
spécialisés de la place.
Une autre
situation, toujours en rapport avec l’exploitation de bois, s’est passée dans
la chefferie de Logo DOKA. En effet, le constat fait dans cette chefferie, et
d’ailleurs dans d’autres chefferies visitées à l’exception d’OGAMBI, est que
les exploitants ougandais sont en train d’exploiter le bois en grande échelle
avec des tronçonneuses.
Dans cet état de
chose les abus et ignorance de la procédure n’ont pas manquées.
D’un côté les
exploitants ougandais profitent de l’ignorance de la communauté locale pour opérer
sans être inquiétés et d’un autre côté ils utilisent les moyens financiers pour
empêcher les services attitrés de mener à bien le contrôle de la régularité de leur
présence et activité.
Un cas s’est
passé dans la localité de BELENGO (chefferie Logo DOKA) où le chef de la
localité voisine (MISANVA) a autorisé les exploitants à opérer dans la localité
BELENGO. Et comme habitants de cette localité s’y sont opposés, ils sont
descendus sur le site d’exploitation et ont ravi trois tronçonneuses. Ce coup de force a poussé les ougandais à
aller se plaindre chez le commandant S/CIAT de Makoro et ce dernier a organisé
une expédition de ses éléments qui sont partis à BELENGO procéder à des
arrestations. Lors de cette opération trois personnes ont été arrêtées et
gardées à Makoro. Malgré notre intervention pour que le dossier soit remis au
niveau de la chefferie pour être traité, le commandant de Makoro a préféré
transférer les prévenus à Faradje. Selon les informations à notre possession
ces trois personnes seraient amenées à Tadu et mises à la disposition de commandant
de FARDC.
La question qu’on peut se poser à ce
niveau est : quel sort est réservé à ces trois personnes ?
Excellence,
Ø La demande de la
population est qu’une solution rapide soit trouvée par les autorités
compétentes pour que le secteur de l’environnement soit assaini ;
Ø Qu’une action
soit menée afin pour résorber les tracasseries policière et administrative.
Voici à quelques lignes les constats et
préoccupations que nous voudrions mettre à la disposition de l’autorité.
TAMIDRIBE
TANYOBE Emmanuel