GOUVERNEMENT
PROVINCIAL
STAREC
PLAN DE STABILISATION
ET DE RECONSTRUCTION
DU DISTRICT DU HAUT-UELE
OCTOBRE 2010
CONTEXTE GENERAL
Après la pacification et la
réunification de la République Démocratique du Congo intervenues en 2004, la
partie Est du pays est demeurée le théâtre des désordres publics récurrents
ponctués par des activités martiales à petites échelles et des graves atteintes
aux droits humains, notamment les massacres, les violences basées sur le genre,
les crimes économiques, l’incendie de villages, les assassinats et meurtres,
occasionnant d’incessants déplacements massifs des populations civiles.
C’est ainsi que le Gouvernement de
la République Démocratique du Congo n’est pas resté insensible quant à sa
responsabilité pour l’équilibre global de l’Etat. Aussi, a-t-il engagé des
actions d’envergure en vue de la pacification totale et effective du pays.
Au cours de la Conférence pour la
Pacification du Kivu organisée à Goma de janvier à mars 2008 ; le système
des Nations-Unies a, en réponse à la demande des autorités, lancé une stratégie
de soutien à la sécurité et la stabilisation de l’Est de la RDC afin d’appuyer
les efforts de paix et créer les conditions pour la reconstruction et le
développement à long terme. La finalité de la stratégie des Nations-Unies au
soutien à la sécurité et à la stabilisation de l’Est de la République Démocratique
du Congo, qui se base sur des programmes déjà existants, au plan national et
dans d’autres cadres d’intervention a consisté à stabiliser l’Est de la RDC et
protéger les civils en renforçant la sécurité et en étendant l’autorité de
l’Etat à travers une combinaison intégrée des aspects sécuritaires, politiques
et développement ainsi que les initiatives humanitaires.
En Province Orientale, trois
Districts ont été concernés, notamment le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et l’Ituri où
les poches de résistance ont refait surface, instrumentalisées et appuyées par
l’extérieur, défiant la souveraineté nationale par des escarmouches contre les
positions des FARDC et les attaques répétées contre les civiles.
En Ituri, par exemple, nous
déplorons la présence des FRPI(Front de Résistance des Patriotes
Intégrationnistes) et des FPJC(Front des Patriotes pour la Justice au Congo) en
territoire d’Irumu et de Djugu. La foudroyante réaction des FARDC les avait
dissuadés pour un temps éphémère, car le 16 septembre 2008, ils sont revenus à
charge en attaquant directement les
positions des FARDC en Territoire d’Irumu jusqu’aux portes de Bunia.
Dans le Bas-Uélé et le Haut-Uélé,
il a été déploré les aventures meurtrières de la LRA(Lord Resistance Army)
(Armée de Résistance du Seigneur) et les éleveurs MBORORO qui continuent
jusqu’aujourd’hui à semer la terreur et la désolation auprès des pauvres
paysans.
Face à la précarité de la situation
post-conflit, les 3 Districts ont connu le déplacement des déplacements massifs
des populations, l’absence de l’autorité de l’Etat, l’insécurité, la
destruction des infrastructures de l’administration publique, scolaires,
sanitaires et routières, ainsi que la détérioration de l’ensemble de tissus
socio-économique.
En date du 29 juin 2009, le Chef de
l’Etat a signé l’Ordonnance n°09/051 en vue de rendre opérationnel le Programme
de Stabilisation et de Reconstruction « STAREC », programme du
Gouvernement visant l’organisation et le fonctionnement des mécanismes
coordonnés et intégrés dans le cadre de la stabilisation et de la
reconstruction des zones sortant des conflits armés,.
A l’issu de l’Ordonnance
Présidentielle, le Gouverneur de la Province Orientale a signé en date du 25
mai 2010 l’Arrêté Provincial n°01/MAA/023/CAB/PROGOU/PO/2010 portant création,
organisation et fonctionnement du Comité Technique Conjoint du STAREC
« CTC » de la Province Orientale.
Immédiatement, le Ministre
Provincial du Plan avec son équipe technique a organisé des ateliers
d’information, de sensibilisation des forces vives des Districts du Haut-Uélé,
du Bas-Uélé et de l’Ituri au terme desquels, les Comités Techniques locaux
(CTL) ont été mis en place.
Sous la conduite de l’équipe
technique du CTC, les CTL ont ainsi élaboré les matrices et les fiches de
projets suivant 4 composantes, à savoir :
§
La
composante humanitaire et sociale ;
§
La
composante relance économique ;
§
La
composante sécuritaire ;
§
La
composante violence sexuelle et basées sur le genre.
Ces projets ont pour principaux objectifs :
(i) Améliorer
l’environnement sécuritaire ; (ii) Restaurer l’autorité de l’Etat dans les
zones autrefois contrôles par les groupes armées, et les zones aujourd’hui
occupées par la LRA et les MBORORO ; (iii) Faciliter le retour et la
réintégration des personnes déplacées et réfugiées ; (iv) Accélérer la
relance des activités économiques ;
(v) Contribuer
à la prévention et à la réduction de violences sexuelles et liées au genre
ainsi qu’à l’amélioration de la prise en charge holistique des victimes et
survivantes y compris la réduction des auteurs des violences sexuelles et liées
au genre.